L'INTERVIEW DU LUNDI - Ils ouvrent Le Squat, un espace d’échanges, de rencontres et de culture

C'est en revenant d'un long séjour dans plusieurs pays du monde que Maxime Villain et David Benhsimon, ont eu l'idée de créer à Boulogne, #LeSquat au 27 rue des Pipots.

Un espace d’échanges, de rencontres et de culture. Il existe pour créer du lien social dans une ville de taille moyenne comme Boulogne-sur-Mer. 

Avec #LeSquat, Maxime et David veulent faire de Boulogne, une ville de culture en devenir. Ils rêvent que la culture renaisse de ses cendres dans notre ville, à l’image de Roubaix en France ou encore de Detroit aux Etats-Unis.

Maxime Villain et David Benhsimon sont ce lundi 12 décembre les invités de BoulogneLifeStyle.com

      

Pouvez-vous vous présenter ? 

Maxime VILLAIN 28 ans boulonnais d’origine, David BENHSIMON 27 ans boulonnais d’adoption et ensemble on a décidé de créer #LeSquat. 

 

Vous revenez d’Asie, quel souvenir en gardez-vous ?

DB: J'en garde bien plus que des souvenirs car j'ai laissé une partie de moi là bas 🙂 Des projets avec Hong Kong et Taïwan notamment sont en train de se réfléchir.


MV: Pour ma part je rentre de 7 mois de BackPacking, après 5 pays traversés et autant de cultures différentes rencontrées je reviens plus déterminé que jamais avec l’idée de vivre de ce que j’aime et de croire en un projet qui peu parfois paraître fou au regard d’une société occidentale bien pensante. 

 

Pourquoi avoir décidé de lancer « Le Squat »?

MV: Je serai tenté de te dire parce qu’on en a besoin. #LeSquat est un espace d’échanges, de rencontres et de culture. Il existe pour créer du lien social dans une ville moyenne du nord de la France avec pour valeur commune la culture, ce qui peut prêter à sourire quand on connait l’image d’Epinal que peut renvoyer une ville comme Boulogne pour certain qui ne la connaisse pas. J’y suis né, J’y ai grandit, travaillé et vécu je peux donc en assurer le contraire Boulogne est une ville de culture en devenir ou plutôt en « re »devenir. J’ai la certitude que le phénix va renaître de ses cendres à l’image de Roubaix en France , ou encore osons le dire Detroit aux Etats-Unis d’Amérique.           

 

DB: Parce que l'espace était là, les idées aussi.. et puis beaucoup d'œuvres que nos artistes nous ont laissés au fil des expos devaient trouver une place dans nos murs, ça faisait longtemps que je réfléchissais à l'accueil du public dans un lieu comme une Galerie d'Art. Pour moi le squat est un très bon compromis.

 

En combien de temps a t’il été conçu ? 

DB: Il est né à l'instant même où il a été pensé, mais sa conception restera en constante évolution, au grès des artistes des saisons des envies des gens qui utilisent cet espace et s'impliquent dans ce projet.

 

MV: Soit moins d'une semaine entre notre première discussion à propos du Squat et la présentation du lieu au public. 

L'INTERVIEW DU LUNDI - Ils ouvrent Le Squat, un espace d’échanges, de rencontres et de culture

Qu’attendez-vous de cet endroit?

MV: Je pense qu’il y a un génie français réel et donc boulonnais, pour l’instant il est bien assoupi, bien caché mais il existe il est la tapis il y a des gens partout dans pleins d’endroits qui on envie que ça bouge. Nous avons eu l’idée du Squat avec David parce que nous restons optimiste pour l’avenir de notre ville et de la France. 

 

DB: Cette endroit doit rester vivant, rien ne doit se figer, cela doit devenir un lieu d'expression, ouvert, ou l'échange entre les artistes locaux pourrait aboutir à des projets plus ambitieux, et pourquoi pas de manières collectives. L'accompagnement de jeunes artistes pourrait être un axe, ils seraient conseillés informés...


Tout le monde est donc le bienvenu ?

DB: of course 😉

MV: #LeSquat est un lieu associatif alors bien évidemment si tu partages les valeurs du collectif tu seras le bienvenu pour passer du bon temps, travailler, discuter, prendre un verre (café, thé, soft, bière). C’est sans contester un lieu de vie et celui-ci vivra uniquement grâce à vous, grâce à nous!  

 

Pourras-t’on louer l’espace pour des réunions professionnelles ?

DB: Réunions professionnelles, expos privés, concerts, petites formes, ateliers... tout est possible et nous somme ouverts à toutes propositions.

MV: On s’attache à faire en sorte que #LeSquat soit un lieu de bien-être, alors quoi de mieux qu’un lieu ou on se sent bien pour travailler. 

 

Vous concernant, d’autres voyages sont-ils prévus prochainement? 

MV: Tu sais quand tu as goûté aux plaisirs du voyage il est difficile d’en rester là, il faut dire qu’une partie de mon âme est restée en Asie et mon coeur et ma pensée sont en errance quelque part sur la Gold coast australienne.  

 

DB: Évidement, comme Max, mon cœur est là bas, et une partie de mon travail aussi. Cet hiver c'est l'Asie qui vient à moi, à Boulogne mais dès le printemps...

 

Que pensez-vous de Boulogne sur mer ?

DB: Je suis arrivé il y a un an pour participer à la fondation de la Galerie Art'Sens qui est un projet aussi fou qu'ambitieux. Boulogne est chargé d'histoire, de patrimoine d'accord, c'est jolie d'accord, y a la mer d'accord, y a plus les anglais d'accord... j'ai souvent l'impression que Boulogne regarde davantage derrière elle que vers l'avant. Et le squat va dans cette direction. Je ne suis pas Boulonnais, mais j'estime que chacun doit mettre sa pierre à cet édifice. 

 

MV: Il est temps en ce qui me concerne d’adresser un mot a Frédéric CUVILLER ainsi qu’a certains acteurs de la vie municipale de Boulogne et de dire aujourd’hui malgré l’éloignement et les voyages j’ai entendu l’appel. J’ai entendu cet appel à la jeunesse lancé par vous Fréderic, par la mise en place de projet tel que le Skatepark ainsi que l’implication de Jean-Claude Etienne. Amziane Abid lui a su aider à la vulgarisation et l’acceptation de l’art contemporain auprès des boulonnais par le biais du street art, n’oublions pas que l’art et fait par le peuple et pour le peuple. J’aurai pu faire le choix de retourner vivre à Paris comme avant mon départ pour l’Asie, mais j’ai décidé de croire en l’avenir de ma ville.

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