L'INTERVIEW DU LUNDI - Amir, le candidat de l'Eurovision se confie

En ce lundi 2 mai, l'interview du lundi est pour la première fois consacrée à une personnalité. Rencontre avec Amir, le représentant Français de l'Eurovision cette année, le 14 mai à Stockholm. Amir m'a reçu entre 2 répétitions lors du show-case RFM Music Live au Chaudron du Portel il y a quelques jours. Il s'est livré sur sa médiatisation, sa participation à l'évenement Européen, son album sorti le 29 avril dernier, sur Cyril Hanouna qui a révélé sa participation à l'Eurovision avant l'officialisation et sur ses rapports avec Jenifer, son coach dans "The Voice" il y a deux ans.

 

Bonjour Amir, nous sommes à quelques jours de l'Eurovision, comment vous sentez-vous ?

 

Je commence à ressentir le fait que la compétition approche, il y a quelque chose dans l'atmosphère qui s'installe et en même temps je suis pris par une promo monstrueuse très très très chargée que ce soit pour l'Eurovision ou mon album, je n'ai donc pas trop le temps de penser à l'Eurovision et ce que je ressens autour de ça, c'est un mix de moments où j'y pense et d'autres moments où je suis tellement occupé par d'autres choses.

 

Vous êtes surchargé entre l'Eurovision et l'album, vous arrivez à trouver du temps pour vous tout de même ?

 

Pas trop mais j'en trouverai certainement après l'Eurovision puisqu'il faut simplement trouver les moments de repit, je sais que cette période actuelle est très compliquée. Je n'ai pas énormément de repos mais je ne m'attendais pas à en avoir.

 

Comment expliquez-vous le fait que les français arrivent toujours dans le bas du classement ?

 

Je pense que ces dernières années le choix des titres n'était peut-être pas à la hauteur de ce qu'il se passait dans le concours. La France a cette année cherché à se mettre au niveau de ce qu'il se passe. On en a marre de voir les autres pays gagner, il fallait se caler sur leurs styles. Donc ils m'ont fait confiance et ont décidé d'envoyer un titre pop / moderne et dansant. C'est pourquoi cette année les pronostics pour la France sont beaucoup plus positifs que les autres années, mais c'était juste un état d'esprit qu'il fallait changer. L'Eurovision est un concours qui évolue, il faut évoluer à son rythme pour pouvoir viser les belles places.

 

Vous imaginez donc une victoire ?

 

Honnêtement non. Pas parce que je n'y crois pas mais parce que j'ai peur de perdre la niaque si je suis trop optimiste donc pour moi il faut toujours se dire qu'on a toutes les chances de terminer dernier ou dans le fond du classement. Quand les gens me disent que j'ai des chances de gagner, j'essaie de me dire que ça doit plutôt me motiver pour travailler encore plus dur en montrant que j'en suis capable. Mais moi personnellement, je refuse de me mettre dans un moule de gagnant jusqu'à l'heure où les résultats seront annoncés.

 

Finir dans les premiers ça serait déjà une victoire ?

 

Bien sûr, on sera très heureux d'être dans le top 10 et dans le top 5, même dans le top 3. (rires)

 

 

Votre album est sorti vendredi 29 avril, quelques jours avant la finale de l'Eurovision, tout a été calculé ? 

 

L'Eurovision peut-être un tremplin merveilleux pour la sortie d'un album. Il y a des gens qui aiment d'autres qui aiment moins ce que je fais. Mais en tout cas ce qui est certain c'est qu'avec mes équipes nous avons énormement d'exposition médiatique. Il faut trouver le moyen de plaire, d'attirer l'attention du public. Et concrétement ça n'est pas seulement l'Eurovision qui boostera ma carrière, c'est la façon dont je me présente, ce que j'ai à dire dans les médias qui fera toute la différence. C'est ma façon d'être. Et je pense que jusque là j'ai bénéficié d'un très bon accueil des médias. L'Eurovision m'a permis d'avoir une plus large exposition. J'espère justifier le tout par un bon résultat le 14 mai.

 

Cyril Hanouna avait annoncé votre participation à l'Eurovision avant l'officialisation qui devait se faire dans une émission spéciale sur France 2, quelle a été votre réaction ?

 

Au départ j'étais un petit peu triste puisqu'on a vraiment fait des efforts pendant 3 mois pour garder ce secret et il nous restait une dernière ligne droite de deux semaines à tenir. Puis ayant vu les réactions du public quand il a fait cette révélation et l'amour que j'ai alors reçu nous ont poussé à avancer de 4 jours l'officialisation de ma participation. Le buzz qui s'est créé autour de l'annonce de Cyril était pour moi la meilleure fuite que je ne pouvais imaginer. 

 

Vous pensez qu'il l'a révélé pour vous pousser encore plus loin, car il savait que les retours seraient bons ?

 

Peut-être. Je sais que c'est quelqu'un de bienveillant, il essaie de pousser les jeunes artistes. Il l'a fait avec Kendji. Je pense qu'il a peut-être eu une idée derrière la tête.

 

Vous avez participé à The Voice la même année que Kendji, vous étiez d'ailleurs finaliste à ses côtés. Votre coach était Jenifer, êtes-vous encore en contact avec elle ?

 

Nous ne sommes pas en contact direct mais je sais qu'elle suit ma carrière de près. De temps en temps elle publie sur ses réseaux sociaux des choses concernant mes chansons et des encouragements. Elle est formidable.

 

Un petit mot pour vos fans Boulonnais ?

 

De manière générale, et pas spécifiquement à Boulogne, j'ai envie de dire que je ressens un amour énorme venant de mes fans depuis que je me suis dévoilé au public à The Voice. Et durant ces deux années qui ont suivies, pendant que je travaillais sur mon album, les seuls encouragements que je recevais, qui me donnaient des ailes et me donnaient envie d'y croire, ce sont ceux des fans. Ils m'ont découvert à la télévision, ils se disent "je veux que cet artiste réussisse". Ils m'envoient alors des gentils mots, des cadeaux. Ce sont ces petites attentions qui encouragent un artiste à y croire. J'en suis extrèmement reconnaissant. 

 

Merci beaucoup Amir. Je vous souhaite tout le succès mérité, une belle réussite à l'Eurovision samedi prochain !

 

Merci beaucoup Criss, c'était un plaisir !

 

 

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